Bon, maintenant, il est l’heure de quitter Douentza et la maison verte de notre cher hôte pour se diriger vers Gao, ou la porte du désert….
Là-bas nous croisons davantage de Sonraïs, de touaregs et de maures et je lance mon premier « salam halicoum ». Nous découvrons des huttes rondes faites de pailles et de poubelles en tout genre, des bars sans client et des routes de sable faisant office de stade de foot. Nous visiterons le tombeau des Askias à l’heure de la prière et je ferai ma première virée en pirogue vers la dune rose …
Lever du soleil sur la crête d’une gigantesque dune bordée d’un côté par le désert et de l’autre par le Niger. Après une marche jusqu’au sommet laissant derrière moi les empreintes de mes pieds nus dans le sable, la vue de Gao et des pirogues à contre jour, nous voilà partis pour l’ultime descente…la course jusqu’en bas. Partagée entre la joie de rebondir à chaque saut et l'horreur de mes pieds qui brûlent, je dévale en criant…
Nous clôturerons ce passage à Gao par une inoubliable soirée quem’s où tous les signes même les plus improbables y sont passés…nous voilà fin prêts pour le championnat même si on ne faisait pas les fiers le lendemain, enfin 2 heures plus tard, lorsqu’il a fallu se lever pour reprendre le bus.
C’est déjà la fin de notre périple dans le nord malien mais à présent c’est le pays dogon qui nous attend…hé hé nous voilàààààà