| Peul fiction « Conte, conté, à conter… Es-tu véridique ? Pour les bambins qui s’ébattent au clair de lune, mon conte est une histoire fantastique. Pour les fileuses de coton pendant les longues nuits de la saison froide, mon récit est un passe-temps délectable. Pour les mentons velus et les talons rugueux, c’est une véritable révélation. Je suis à la fois futile, utile et instructeur. Déroule-le donc pour nous… » Préambule traditionnel du conte Kaïdara, Amadou Hampaté Bâ, vers 1980 à Abidjan, Côte d’Ivoire. Mi Puular et mi Saye, un peu lard, un peu broussaille, Quand je sors de mes gons j’crains dégun, j’suis Dogon ! Au Burkina face aux bergers Peuls, ça peut l’faire. A Bobo, moi Boubou, je bous dans mon boubou. Mais j’suis dans l’gaz quand j’bois les paroles de Fanta. Je suis pas prisonnier du filet d’May, Mon cœur d’amadou bat pour Aminata Bâ ! Y’a pas de p’tit Jé d’Meaux ni de p’tit jeux d’mot, Il faut imaginer que c’est des images-idées… Boubou Saye, le 26 septembre 2007 vers 23h30 à Mopti, Mali. |